Enfin des nouvelles me direz-vous! Depuis le temps! Mea culpa, je n’ai pas été gentil avec vous, à vous faire attendre…

Mais je vais tâcher de me rattraper avec ce message et les prochains.

Je vais publier des articles d’anecdotes de temps en temps pour rattraper mon retard et en même temps tâcher de tenir plus mon blog à jour (plus de nouvelles fraîches et les anciennes arriveront au fur et à mesure).

Donc je suis à Singapour, ville-île, point d’entrée accueillant et dynamique dans mon périple en Asie. Mais avant de vous parler de Singapour, je vais vous faire un rapide compte-rendu de mon trajet jusqu’ici, sachant que je mettrai des articles plus détaillés sur certains points.

Vue sur les immeubles depuis Marina Bay
Vue sur les immeubles depuis Marina Bay

En Nouvelle-Zélande, dans l’île du Sud, je me suis posé quelques jours à Nelson, où le temps était un peu couvert puis au beau fixe.

Kyte-surfer sur la plage de Nelson
Kyte-surfer sur la plage de Nelson

De là j’ai été faire ma première rando à Abel Tasman Coast Track (je ferai un article dédié), où j’ai eu, sur 3 jours de rando, 2 jours de ciel bleu et le dernier couvert (mais c’était en forêt donc pas trop grave). Abel Tasman Coast Track, c’est un chemin le long de la mer, des plages de sable jaune, paradisiaques, un chemin balisé et facile (avec un peu de dénivelé histoire d’entretenir la forme), mais j’avais presque tout mon matériel avec moi car je ne voulais rien laisser dans la voiture, donc tente, matelas, etc (normal, pour le camping), mais aussi mon PC, mes disques durs, etc, donc ça pesait un peu, surtout le deuxième jour où j’ai marché pendant 7 bonnes heures (de tête).

Plage le long d'Abel Tasman Coast Track
Plage le long d'Abel Tasman Coast Track
Plage le long d'Abel Tasman Coast Track
Plage le long d'Abel Tasman Coast Track
Plage le long d'Abel Tasman Coast Track
Plage le long d'Abel Tasman Coast Track

A la suite de cette rando, je suis retourné sur Nelson au backpacker que je connaissais, et en repartant le lendemain, Jessi (jeune californienne pour faire simple) qui cherchait un moyen d’aller dans le sud, est venue avec moi: ce qui permettait de ne pas voyager tout seul, de discuter (et améliorer mon anglais en me corrigeant sur certains points) mais aussi partager les frais. Et nous avons fait pas mal de route ensemble, en gros de Nelson à Queenstown (environ 800km). Sur le chemin, nous avons été voir les glaciers Fox et Franz, le lac Matheson (pareil, je ferai un article sur ces trois lieux) et surtout fait une rando, la « Copland Track ».

Lac Matheson ou Mirror Lake
Lac Matheson ou Mirror Lake

Rando d’un niveau « challenging », où le chemin est balisé par de petits panneaux en plastique, où il faut crapahuter, marcher dans les rochers le long de la rivière, etc. Niveau difficulté, ça allait, mais mon genou gauche n’était pas trop d’accord avec moi. Il a décidé de me faire mal environ 1h30 avant la fin (on a marché environ 6h30), au point qu’il fallait que je marche avec un bâton que j’ai trouvé sur le chemin, avec une allure à la Docteur House, le sac de rando et la fatigue en plus. En haut de cette rando, il y avait des bains chauds naturels, puis trempette dans l’eau à 5°C, au moins on a pas froid ensuite! Et malheureusement, le lendemain, il pleuvait des cordes, au point que nous sommes rentrés sans nous arrêter (à part 5 minutes dans une petite hutte sur le chemin), sans manger, et au final complètement trempés, et au bout d’un moment un peu démotivés (« mais quand est-ce qu’il finit ce chemin ????? »).

Le genre de rando où on rigole APRES l’avoir terminée, où l’on est fier de dire: « j’ai marché pendant 6h sous la flotte avec un genou en vrac sur un chemin boueux, glissant, etc », mais pendant la rando, on marche, pressés d’en finir 😉

I did it!
I did it!

Ensuite, après Queenstown j’ai continué mon chemin vers Milford Sounds, fjord imposant mais toujours sous une pluie et des nuages, puis j’ai été plein ouest vers Dunedin, en dormant dans la voiture sur le chemin, pour aller enfin sur Christchurch rendre la voiture et prendre l’avion pour Auckland puis Nouméa.

Milford Sound
Milford Sound
Petit bateau sur l'eau...
Petit bateau sur l'eau...

Et je suis donc arrivé à Nouméa le 23 février. La Nouvelle-Calédonie a été intéressante pour les moments passés et les nouvelles expériences: j’ai découvert le couchsurfing, coupé mes cheveux à la tondeuse:

Avant le "coiffeur"
Avant le "coiffeur"
Après le "coiffeur" :-D
Après le "coiffeur" 😀

Dormi sur un bateau dans la baie de Port Moselle et sur un autre au ponton et appris à mes dépends que ce n’est pas simple de ramer sur une annexe (petit bateau utilisé pour aller du port au bateau ancré dans la baie):

El Capitain!
El Capitain!
A l'abordage!
A l'abordage!

J’ai découvert le kava (même si c’est plus typique du Vanuatu), les pommes-lianes (ou fruit de la passion) que j’ai mangé par dizaines, fêté un anniversaire déguisé en ABBA (et non, les photos sont privées ;-)), fait deux tartes au citron maison:

Tarte au citron maison
Tarte au citron maison

Fait du stop en plein soleil, du snorkeling (ou nage avec tuba) à la plage de Poé:

Snorkeling time!
Snorkeling time!
Coucher de soleil sur la plage de Poé
Coucher de soleil sur la plage de Poé

J’ai chopé le pire coup de soleil de ma vie (tout le dos brûlé au second degré, ça fait mal) et donc passé ma convalescence chez une amie qui a aussi fait l’infirmière. Du fait de ce coup de soleil (et d’autres raisons!) , mon plan d’aller dans les îles est tombé à l’eau (je n’ai pas pu porter de sac pendant plus d’une semaine):

Petit coup de soleil...
Petit coup de soleil...

 

Mais par contre, il fallait que je fasse la moitié de la ville pour aller dans un bar avec Internet donc je n’y suis allé que très rarement, d’où mon manque de nouvelles (ce n’est pas une excuse je sais).

Cependant, la Nouvelle-Calédonie ne m’a personnellement pas convaincue, je n’ai pas eu le coup de coeur de certains, mais je ne suis pas allé dans les îles ni en tribu au final (seulement Nouméa, plages aux alentours de Bourail et une journée de rando dans le sud de l’île). En discutant avec quelques kanaks (les habitants historiques natifs de l’île), quelques caldoches (les descendants de colons) et des « zoreilles » (les métropolitains et autres blancs), on ressent une certaine tension, une frustration des uns et des autres. Il faut aussi savoir que la Nouvelle-Calédonie a été colonisée il y a un peu plus de 150 ans, donc que c’est assez récent.

Les kanaks ont clairement subi cette colonisation (d’un autre côté ce ne serait pas une colonisation sinon…) et voient d’un mauvais oeil tous ces « blancs » qui viennent vivre ici et travailler et souhaitent (pour une partie en tout cas) que l’indépendance soit votée en 2014 (référendum très attendu), il n’y a qu’a voir la loi de l’emploi local, le double drapeau, la question de l’apprentissage d’une langue kanak à l’école, etc.

D’un autre côté, les caldoches se sentent chez eux (et le sont un peu aussi vu qu’ils sont ici depuis pas mal de générations) et essaient de s’intégrer au mieux, ou alors tout le contraire.

Et enfin les « zoreilles » viennent généralement pour le cadre paradisiaque et ont encore un autre avis sur ce melting-pot (pas mal de personnes sont frustrées de voir le potentiel de cette île et que peu est fait pour aller dans le « bon » sens selon leur point de vue).

Bien sûr, ce sont des stéréotypes généralistes à prendre avec des (grosses) pincettes, car ce serait une erreur de ranger chaque personne dans une case.

Et donc, mon ressenti était que je ne me suis pas senti le bienvenu, au premier abord. Car lorsque j’ai discuté avec les gens, expliqué que je voyageais, etc, les points de vue changeaient (un peu), et le regard des autres aussi. Mais j’ai tout de même ressenti ce malaise ambiant et cette tension, ce choc des cultures qui fait un mélange un peu explosif de mon point de vue. Et je n’ai pas aimé ça.

Malgré tout ça, j’ai passé de très très bons moments là-bas, et rencontré beaucoup de gens accueillants et chaleureux, et me suis rendu compte que je n’avais pas de « honte » à dire que je n’avais pas couru à droite à gauche pour faire des visites, etc. lorsque je rencontrais d’autres voyageurs. J’ai commencé à trouvé mon rythme de voyage et celui-ci est assez lent, afin de ressentir les choses, la vie locale, etc.

Enfin, j’ai fait mon budget plus sérieusement et pris une belle claque car j’ai dépensé bien trop lors de mes deux premiers mois de voyage. J’ai maintenant un budget de 18,5€ par jour « brut », soit 14€ si je prévois une enveloppe pour le parapente au Népal. Ca devrait passer en Asie car la vie est peu chère, mais ce budget journalier inclut tout: logement, nourriture, activités, transport, donc c’est bien plus tendu que ce que j’avais espéré. Donc je suis en pleine réflexion sur la suite des évènements, et de mon « train » de vie pour la suite du voyage.

Soit je m’alloue plus de budget journalier et je devrais travailler en chemin, ou demander une avance de budget quelque part (mais cette option ne m’enchante pas), ou alors travailler en chemin pendant quelques temps, histoire d’avoir une autre expérience, ou bien rentrer plus tôt (option qui ne m’enchante pas non plus).

Donc cette mauvaise nouvelle de budget, cette « ambiance » en Nouvelle-Calédonie et l’absence d’accès Internet ont eu raison de mon « moi virtuel » pendant quelques semaines…

 

Puis je suis allé à Singapour. Véritable melting-pot de cultures où les « blancs » côtoient les asiatiques de tous les pays dans une ambiance détendue mais sérieuse (ici on travaille beaucoup et les gens ne prennent que 2 semaines de congés), j’ai renoué avec mon envie de photo, de voyage, etc. Et je pense que vous le voyez par la longueur des articles 😉

A Singapour, j’ai baroudé pendant une journée avec mes 2 sacs à dos (environ 22-23kg je pense, bien que mon gros sac ne fasse plus « que » 14kg), afin de voir le centre ville et ses environs, ainsi que le musée « Singapore Art Museum » gratuitement le soir et commencé à sentir de nouveaux mon genou douloureux 🙁

Pose "touriste" devant le mini Mar Lion
Pose "touriste" devant le mini Mar Lion
Art contemporain au Singapore Art Museum
Art contemporain au Singapore Art Museum
Clarke quay
Clarke quay

Mais j’ai aussi été courir (poto, j’ai pensé à toi!), vu que je n’en pouvais plus, ça devait faire 3 mois que je n’avais pas couru, nous avons vu des parcs et une belle partie de l’ouest du centre ville, un singe m’a dit bonjour (j’ai pas de photo mais il était sur une barrière derrière moi et est venu me gratter le coude, puis m’a ensuite couru après, je pense qu’il aimait bien mon appareil photo!):

L'athlète :-)
L'athlète 🙂

J’ai participé à l’anniversaire de l’amie chinoise de notre hôte (où nous avons même allumé une lanterne pour qu’elle s’envole avec nos voeux dessus):

"Allez la lanterne, on y va!"
"Allez la lanterne, on y va!"

Au revoir petite lanterne
Au revoir petite lanterne

J’ai vu un temple chinois, mangé un katong laksa singapourien (super bon) et d’autres « spécialités » d’Asie:

Katong Laksa
Katong Laksa

Morceaux de tofu
Morceaux de tofu

J’ai été me perdre dans Mustafa Center (supermarché gigantesque, où l’on trouve environ une centaine de farines différentes et c’est pareil pour tout…) pour faire mes achats pour une tarte au citron et repassé du temps à traiter mes photos et vous donner des nouvelles (j’aurai passé ma journée sur mes photos et cet article):

J'ai le sourire mais mal au bras
J'ai le sourire mais mal au bras

Et voilà le dessert du chef!
Et voilà le dessert du chef!

Et donc là je prépare aussi la suite de mon voyage à l’aide des guides de mon hôte.

Bibliothèque de voyage
Bibliothèque de voyage

 

Voilà pour les dernières nouvelles « du front » et je vais tenter de maintenir un rythme plus sérieux pour la suite. Je pars demain (jeudi) à Kuala Lumpur, en Malaisie, où je pense passer une grosse semaine à aller dans les environs puis partir pour la Thaïlande où je resterai sûrement un mois.