Oman, 11 janvier 2012

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Vu que j’ai passé le début de ma nuit à l’aéroport de Bahrein, je m’endors après le décollage, réveillé par l’hotesse pour le sandwich et 2 minutes avant l’atterrissage.
A l’arrivée, l’endroit pour récupérer le visa n’est pas très bien indiqué, comme d’habitude, il faut retirer de l’argent au distributeur du coin pour payer le visa puis passer l’immigration. Je n’ai pas d’hôtel mais je tente et passe sans problème. Les indous font une queue de fou, il doivent être une bonne centaine, voir plus! Je suis content de passer par la file « touristes » où nous sommes à peine une dizaine.

Pour visiter Oman, j’ai prévu de louer un 4×4 afin de pouvoir aller sur les pistes et dans les montagnes, seulement à 5h30 du matin, peu d’agences sont ouvertes! Et apparement la disponibilité d’un 4×4 pas trop cher (le modèle le plus petit) n’est pas assurée…
Spectacle matinal surprenant: tous les indous attendent dans l’aéroport, avec leur passeport, pendant que des omanais passent, accrochés à leur téléphone, regardent les passeports et disent à certains de venir.

Je fais la connaissance d’Andy, jeune allemand de 24 ans, de passage à Oman pour 3 jours. Il a beaucoup voyagé: plusieurs mois en Asie à différents endroits, 3j en Arabie Saoudite dernièrement (le visa touriste là-bas, c’est 3 jours, pas plus) et il a fait du couchsurfing. Bref, c’est un baroudeur. Il attend des nouvelles d’un couchsurfeur qui n’appelle pas (et qui n’appellera pas).

Il me dit que les indous sont là pour avoir du boulot, et que les Omanais passent et les embauchent pour la journée ou plus, pour des boulots généralement simples.
En attendant l’ouverture des agences, je me fais une sieste d’une bonne heure, sur mon gros sac à dos, avec mon oreiller et mon ptit sac à dos en dessous. C’est pas top comme lit mais ça fait du bien de dormir!
J’ai une petite pensée pour vous, en voyant les premiers rayons du soleil depuis le parking de l’aéroport, il fait très bon, alors qu’il n’est que 7h.
Au final, pour la location, je prends un landcruiser, pas du tout un petit modèle, car le loueur m’assure qu’avec le premier 4×4, je ne pourrai pas aller dans les routes de montagnes (le premier modèle est un 1,5L, le landcruiser un 4L…). 230 riads pour 7j de location, mais faut que je trouve un vol pour repartir!

Andy me propose de partager les frais pour le premier jour, et me montre ses impressions papier du lonely planet et nous sommes partis pour Muscat!
Muscat est une ville assez étendue, avec pas mal de verdure en périphérie, des maisons typiques, clairement différentes de l’Europe. On se dirige vers le centre-ville et mangeons à un coffeeshop pour 1 riad (soit 2 euros) où il n’y a que des locaux.
Nous visitons le marché aux poissons, puis le souk, plutôt « touristique » avec plein de souvenirs, de broderies, de babioles et de jouets, puis marchons le long de la corniche.

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Andy a une carte de journaliste, pour écrire dans un magazine de foot. Je l’emmène donc pour voir ses matches, mais son stade est un peu difficile à trouver, on y arrive finalement vers 16h50 pour 17h. Je le laisse pour mettre à jour mes notes, depuis le temps! Au final, je passe plus de 2h à écrire mes notes, à la lumière d’un poteau d’éclairage urbain. Passage au stade, les joueurs sont des acteurs, c’est assez marrant (« aïe, j’ai mal. », puis « c’est bon, y’a faute? », hop, il repart en courant).

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Le soir, une petite surprise m’attend: après une certaine heure, l’eau fonctionne plus! Donc lavage des mains à l’eau de bouteille…

Le lendemain, nous décidons d’aller voir les environs du palais du Sultan, assez militarisé, puis allons voir le Wadi Yiti, juste à côté de Muscat, car le « diving center » est payant pour aller sur la plage, même pour simplement aller prendre des photos…

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Un Wadi, c’est un cours d’eau, plus ou moins aride, dont une des particularités est qu’il peut généralement grossir de façon très très importante en cas de précipitations. Il est donc interdit d’aller près du lit de certains Wadis avant ou après un orage car cela peut être dangereux (coulées de boues ou de rochers, qui arrivent soudainement et donc surprennent les gens). Mais je vous rassure, il n’a pas plu quand j’étais à Oman 😀
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Enfin, suite à cette visite de Wadi, j’ai ramené Andy sur Muscat et suis parti pour Nizwa, en m’arrêtant pour faire une petite sieste. Je ne sais pas si c’est la chaleur, la fatigue, la voiture, le soleil, ou bien tout à la fois, mais je ferai une sieste quasi-quotidienne pendant mon séjour à Oman, ainsi qu’en partie en Nouvelle-Zélande, la conduite en étant fatigué n’étant pas ma tasse de thé.

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En arrivant sur Nizwa, je décide de ne pas dormir dans un hôtel mais de trouver un endroit dans les hauteurs des collines environnantes afin de faire du camping sauvage. Je continue donc ma route un peu au hasard, il fait nuit et je ne vois pas trop où je vais pouvoir m’arrêter. Je tente d’aller à droite, dans un petit village, pour aller ensuite monter dans la colline à côté. Mais c’est un cul-de-sac, et en faisant demi-tour, j’aperçois des gens qui m’observent sur le pas de leur porte.

Très bien, je vais pouvoir leur demander comme ça! « Salam Malekoum » dis-je. Et là, c’est le début de mon moment de solitude: l’homme me répond en arabe, et donc bien sûr je ne comprends rien. Je tente en anglais, et les rôles sont inversés: c’est lui qui ne comprend rien.

Il est 18h30, il fait nuit et il n’y a pas d’éclairage urbain ici, les seules lumières étant celles de sa maison qui nous éclairent à peine, de quoi distinguer nos visages, et les feux du 4×4 qui éclairent le mur. Et dans cette pénombre, je tente de communiquer avec cet homme afin de lui faire comprendre que je veux aller dans les hauteurs pour dormir. Je sors mon guide « Gépalémo » du routard, pour lui montrer le dessin de la tente, donc il comprend.

Mais ensuite, pour faire comprendre que je cherche une route pour aller dans les montagnes, c’est pas gagné… Pendant ce temps, les enfants arrivent de part et d’autre, rigolent en nous voyant discuter dans deux langues différentes, et un part chercher quelqu’un d’autre. Et on attend 5 minutes qu’il revienne, en « communiquant » plus qu’en discutant vraiment, c’est assez comique et on rigole pas mal. Je voulais du dépaysement, je suis servi, c’est génial!

Un jeune arrive et commence à me parler en anglais, je lui explique ce que je veux, et au final il monte avec moi dans la voiture pour me montrer où il faut que j’aille. On sort du village par un chemin caillouteux, pour monter pendant quelques minutes et arriver à un endroit à peu près plat, où il me dit que je peux dormir. Les Omanais sont tellement accueillants que je dois insister pour les ramener au village en 4×4, car ils sont prêts à redescendre dans le noir. Le jeune homme me parle de demain à 7h30, ici, devant la tente, pour me faire visiter. C’est sympa!

Je m’installe dans ma tente pour ma première nuit à la belle étoile, en camping sauvage au milieu de nulle part.

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Alors que je commence à m’endormir, dans ma tente que je découvre trop petite pour moi (je dois dormir en diagonale et encore, j’ai les pieds qui touchent bien la paroi, et la tête aussi, mais je m’y ferai!), je sens que la toile de la porte d’entrée de la tente remue pas mal, alors qu’elle est juste à côté de ma tête… Ça s’arrête, reprend, s’arrête, reprend. Je suis pas du tout rassuré dans ma petite tente, et on dirait qu’il y a un animal qui renifle ma tente, génial! J’ai beau faire « pschiiit », etc. rien n’y fait. Je tente un « is it someone? », pas de réponse… Mon 4×4 est à 3m de la voiture, je le fais bipper plusieurs fois (ça fait de la lumière et un peu de bruit), mais je ne vois rien à travers la toile de la tente (pas d’ombre).

Après quelques instants de réflexion, je comprends qu’en fait, je suis toujours seul mais que le vent me joue des tours et fait claquer le rabat de la porte de la tente sur la moustiquaire, faisant tout bouger et de façon assez aléatoire…

Après avoir attaché les glissières, je parviens enfin à m’endormir. Et n’oublierai plus de mettre aussi les sardines pour tendre la toile de tente, j’ai enfin compris l’intérêt!

Pour plus de photos, c’est par ici! (le slideshow est disponible en bas de la page de l’album).